Tous les articles par Anne-Sophie Pau

Comment travailler sur soi ?

Il existe mille et une méthodes pour travailler sur soi et libérer ses blocages.
Et il n’y a pas de méthode meilleure qu’une autre.
Il y en a juste qui sont plus adaptés à nous et aux blocages auxquels nous faisons face.

Pour moi, la meilleure manière de se libérer d’un blocage est de vivre.

Il m’est arrivé dans des consultation de dire à mes clients que je ne pouvais rien faire car la vie allait se charger de libérer ce blocage et que rien n’est plus fort que la vie elle-même pour ce genre de chose.
Pire encore, en faisant moi-même quelque chose pour cette personne, je pouvais la désavantager pour plus tard. C’est un peu comme si je spoliais se propre vie et que je lui coupais l’herbe sous le pied.

Parfois, nous sommes persuadés d’avoir un blocage intérieur sui nous bouffe la vie, qui nous empêche d’avancer.
On se focaliser dessus, on dépense énormément d’énergie à vouloir comprendre le pourquoi du comment. On peut également dépenser beaucoup d’argent auprès de thérapeutes mais rien n’y fait, rien ne se libère. Et ce blocage devient de plus en plus grand, prenant une place de plus en plus importante dans notre vie, nous empêchant d’avancer.
On rend ce blocage responsable de tout nos maux.

Si vous êtes dans ce cas-là, si vous avez identifié un blocage depuis bien longtemps mais que celui-ci ne se libère pas malgré un travail acharné pour avancer et vous en libérer : ARRÊTEZ TOUT !

Arrêtez tout de suite de travailler sur ce blocage car rien n’y fera.

Et si ce n’était pas le moment ?

Et si sur le chemin de la vie vous aviez besoin de libérer d’autres choses pour obtenir de nouvelles informations, de nouvelles expériences qui vous permettront de libérer à un moment ou à un autre ce blocage là ?

En se focalisant sur un blocage encore lointain à libérer, nous ne voyons pas le véritable obstacle se trouvant sur notre chemin. Du coup, nous n’avançons pas et nous nous épuisons parce que nous faisons tout pour libérer le blocage que nous avons identifié.

Mais ce blocage identifié n’est pas à l’origine de nos soucis actuels.
Oui, il est bien présent, mais la vie ne vous pose pas encore la question de sa libération. Même si tous ces autres blocages sont liés à ce grand blocage, il va d’abord falloir enlever tous les débris sur notre route pour voir le grand blocage final se libérer de lui-même.

En général, le grand blocage, la montagne que nous voyons en face de nous et que nous devons libérer n’est faite que d’un amoncellement de pierres, plus ou moins importantes, non pas réuni en une seule et gigantesque montagne mais plutôt dispersé ça et là sur notre chemin.

Comment savoir ce que nous devons libérer ?

Rien que le mot “savoir” dans cette question nous demande de contrôler quelque chose. Cela induit que pour faire, il faut déjà savoir et pour savoir, il faut avoir identifier et pour identifier, il faut utiliser son cerveau.

Tout ceci paraît déjà très compliqué car dès que le cerveau se met à travailler là dessus, une multitude de filtres, de blessures vont se mettre entre notre réflexion et l’obstacle sur notre chemin.

Il y a mieux que l’utilisation de notre cerveau pour définir et libérer un blocage. Le cerveau n’est pas là pour ça, ce n’est pas ça fonction.

La vie elle-même est la pour ça, que nous couplons à nos émotions, nos ressentis.

Qu’est ce que la vie ?

Une succession d’événement et de rencontres.
La vie génère chez nous quotidiennement des émotions plus ou moins fortes et plus ou moins agréables. Suivant notre vision de ce que nous voulons devenir, être, vivre nous allons accepter et vivre plus ou moins certaines émotions.

Si une émotion nous gènes, créée chez nous un malaise, alors c’est le signal qui nous permet de savoir que vous avez un travail sur ce qui a déclenché cette émotion.

Prenons un exemple.

Vous êtes à la terrasse d’un café et vous observez un couple. Vous êtes gêne par ce couple qui semble malgré tout heureux, très apaisé, calme. Vous percevez l’apaisement des deux membres du couple mais leur union vous dérange.

Travail 1 : Quelle émotions je ressens face à ce couple ? Qu’est ce qui me dérange vraiment ?

Lâchons notre regard de ce couple pour le tourner vers nous même pour répondre à ces questions.

Travail 2 : Pourquoi ? Pourquoi est ce que je ressens ça ? Est-ce lui qui me dérange ? ou elle ? Cela peut être aussi un exemple de couple homosexuel. Qu’est ce qui me dérange chez cette personne ? Pourquoi ?

Notez intérieurement ou par écrit toutes les réponses que vous obtenez.

Travail 3 : Qu’est ce qui / Pourquoi

Continuez tant que vous le pouvez le questionnement intérieure de qu’est ce qui et de pourquoi tant que vous avez des réponses qui surgissent.

Bien entendu, ce travail doit se faire dans l’amour de l’autre et de soi-même et même si le couple en face de vous fait remonter des émotions/réactions violentes, telle que insultes ou grand jugement, le couple n’en est absolument pas responsable, c’est votre vision sur celui ci qui parle et non la réalité.
Ne nous jetons pas la pierre. La vie vient de nous montrer la nouvelle étape de notre libération.

Envoyez beaucoup d’amour et de gratitude à ce couple qui vous a permis de voir que vous aviez cela à libérer pour avancer dans votre vie.

Félicitez-vous d’avoir le recul nécessaire pour avoir vu que vous aviez un dysfonctionnement intérieur et que vous avez fait en sorte d’avancer sur ce dysfonctionnement.

Il est possible que la valse des “Qu’est-ce qui / Pourquoi” nous ai permis de libérer totalement un blocage…. ou pas.

Seul la vie vous le dira, peut-être à la prochaine observation d’un couple…
ou peut-être pas…

© Anne-Sophie Pau
 

Je n’arrive pas à ne plus l’aimer

“Nous avons rompu mais je n’arrive pas à ne plus l’aimer, à me le sortir de la tête”
Voici une problématique courante dans les relations amoureuses ou non amoureuses. Je vais me concentrer dans cet article au cas de la relation amoureuse qui prend fin.

Peut-on ne plus aimer une personne pour qui nous avons développé des sentiments au fil du temps ? Des sentiments profonds d’amour ?
Voici une problématique qui revient très souvent lorsque je parle du couple et de relationnel avec mes clients.

La difficulté à laquelle nous sommes confronté vient de la définition que nous donnons à l’amour et l’utilisation que nous faisons de ce mot et de ce sentiment.

L’amour est un sentiment, non une émotion. Nous connaissons tous le sentiment d’amour. Nous aimons nos parents depuis le premier jour même s’ils sont responsables de nos pires douleurs. Nous aimons nos frères et sœurs. Nous aimons nos amis.

Le sentiment que nous ressentons pour chacune de ces personnes est l’amour.

Nous choisissons de matérialiser, de vivre cet amour d’une certaine manière : sous la forme amicale/familiale. Ce choix dépend du lien que nous souhaitons vivre avec ces personnes. Que ce soit pour nos parents, nos amis, nos enfants, le sentiment d’amour est toujours le même. Le lien et l’émotion accompagnant ce sentiment est différent, c’est ce qui détermine la manière dont nous souhaitons matérialiser notre sentiment amoureux.

Dans le cadre d’une relation amoureuse (de couple), le sentiment d’amour est le même que les autres. Ce sentiment d’amour se créé au fur et à mesure qu’avance la relation (plus ou moins rapidement) et la découverte de l’autre. Lorsque cette relation se termine, nous nous retrouvons submergé par un flot d’émotions et de peurs.

Le mental qui ne sait pas gérer ce flot d’émotion va activer le mode survie. La douleur étant immense, notre égo/mental tente de nous sauver et pour lui, la seule solution : le sentiment d’amour étant responsable de cette douleur, il nous faut “désaimer” la personne quittant notre vie pour nous permettre d’aller de l’avant et de survivre.

Notre difficulté vient de notre méconnaissance du sentiment d’amour et de l’amalgame qui est fait avec l’émotionnel (attachement ou autre). Notre mental nous demande une chose totalement impossible pour l’âme : “désaimer” quelqu’un.
L’amour, c’est la reconnaissance de l’autre sans sa perfection d’Être.
L’amour, c’est une rencontre d’âme à âme.

Une âme peut-elle ne plus aimer ? C’est impossible.

Le mental choisit cette solution car c’est ce que la société, la vie lui a appris depuis toujours. Il pense que l’on peut aimer ou désaimer une personne alors que c’est impossible.

Par exemple, nos parents sont responsables malgré eux (cette notion de responsabilité est relative mais ce n’est pas le sujet de cet article) de nos plus grandes blessures et même les cas où ils deviennent de véritables bourreaux, il nous est impossible de ne plus les aimer ce qui est une grande source de souffrance : lutter contre cet amour.

makunin / Pixabay

Pour passer une rupture sentimentale, nous ne devons pas rejeter le sentiment d’amour, mais plutôt l’accueillir comme une richesse.
Accepter ce sentiment d’amour, c’est lâcher prise sur un combat perdu d’avance.
Accepter ce sentiment d’amour comme la reconnaissance d’une âme dans ses qualités et ses défauts, ses joies et ses blessures.
Accepter ce sentiment d’amour comme la mise en lumière de ce chemin parcouru ensemble, des blessures guéries ou mises en exergues par la relation.
Accepter ce sentiment d’amour, c’est garder son pouvoir créateur et sa souveraineté.
Tout est parfait.

Le sentiment d’amour prend sa source dans notre âme, non dans notre corps incarné.

Désaimer n’existe pas.
Le mot lui-même n’existe pas.

Accepter ce sentiment d’amour que vous éprouvez pour les personnes qui doivent quitter votre vie et choisissez la manière dont vous souhaitez matérialiser cet amour (même si le choix ne vient pas de vous).
Cela peut être matérialiser sous forme amicale, nous continuons à entretenir une relation “physique” avec la personne. Mais nous pouvons aussi la matérialiser en décidant de couper les ponts car elle peut être toxique ou autre.

Couper les ponts avec une personne est une manière de matérialiser l’amour : “En coupant les ponts je matérialise mon amour pour toi pour ne pas te permettre de te faire du mal en me faisant souffrir et je matérialise l’amour que j’ai pour moi en n’acceptant pas de souffrir.”

Mais en aucun cas vous devez lutter contre le sentiment d’amour, vous avez perdu d’avance et vous vous trompez d’ennemi.

Si vous souffrez d’une rupture, accepter l’amour que vous éprouvez pour cette personne et respirez de ne pas avoir à lutter contre le sentiment mais juste à accepter le changement.

Répétez ces affirmations :

“J’accepte d’accueillir l’amour en moi,
L’amour grandit dans mon cœur.

J’accepte le changement,
Le changement est source de joie.

Je vis le changement avec facilité,
Le changement m’amène à découvrir l’ensemble de mes ressources.

La vie m’apporte le meilleur.
J’ai confiance en la vie et en mes capacités d’adaptation.”

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